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Ces chenilles qui dévorent nos buis et nos palmiers

lundi 12 septembre 2016

La Pyrale du buis ou le Papillon du palmier sont deux insectes qui ont envahi notre région. Difficiles à détecter ou extrêmement prolifiques, c’est un véritable fléau pour nos jardins (article vu dans La Dépêche du midi.fr du 12/09/2016).

La Pyrale du buis ou Cydalima perspectalis est une chenille originaire d’Asie.

Jardin des plantes, Jardin japonais ou Jardin royal, ils étaient tous fermés en ce début de semaine. La faute au Cydalima perspectalis. C’est derrière ce nom latin se cache la Pyrale du buis, un papillon originaire d’Asie dont la chenille ravage les buis de la région. « La Pyrale est arrivée d’Alsace en 2012 », rappelle Laurie-Anne Coste, conseillère santé du végétal à la FREDON Midi Pyrénées, « aujourd’hui elle est présente partout ». S’attaquant uniquement aux buis, la chenille dévore ce dernier de l’intérieur ce qui rend sa détection difficile. « Pour hiverner, la chenille va coller deux feuilles entre elles et se faire un cocon de soie. Lors de sa sortie au printemps, elle mesure à peine deux millimètres. Elle va dévorer le buis jusqu’à mesurer 5 cm pour se transformer en nymphe puis en papillon ». Les effets sont dévastateurs pour nos jardins. Ce papillon nocturne, facilement reconnaissable par ses ailes blanches bordées de brun, va coloniser les buis suivants et préparer une deuxième génération.

Pour lutter contre ce fléau, le Fredon préconise plusieurs méthodes : « Le BT (Bacillus thuringiensis) est une bactérie qui tue les chenilles. C’est ce que la mairie de Toulouse utilise cet été encore dans ses parcs et jardins, avec des traitements réguliers. Nous avons aussi des pièges à phéromones pour les mâles ou des Trichogramme, de petits insectes parasites qui pondent dans l’œuf de la Pyrale. Sinon les oiseaux de la famille des mésanges attaquent ces chenilles, elles peuvent en dévorer 900 par nichées.

Paysandisia archon

Communément appelé le Papillon du palmier, cet insecte pond jusqu’à 140 œufs par femelles dans nos palmiers. Originaire d’Amérique du Sud, il est arrivé dans l’hexagone en 2001 et touche la région toulousaine depuis deux ans. Papillon diurne actif de juin à fin août, il pond de petits œufs qui ont l’aspect de grains de riz. « Le problème du papillon du palmier c’est qu’il est difficile à détecter", prévient Laurie-Anne Coste, "la chenille va très vite rentrer dans le palmier pour s’en nourrir et hiverner. Lorsqu’elles sont nombreuses, elles dévorent le cœur du palmier qui meurt. » Pouvant atteindre jusqu’à 11 cm d’envergure, ces dernières sont détectables par de petits trous qu’elles laissent dans les feuilles qui se déplient. Pour s’en débarrasser, même recette : phéromones, BT ou des Nématodes (vers microscopique). « Il existe une glu développée par l’Inra qui empêche la ponte, rajoute Laurie-Anne Coste, mais il ne faut pas se leurrer, installées ici, ces espèces ne pourront jamais être éradiquées. Il faut arriver à les réguler. »

Le chiffre : 300 œufs pondus.

La pyrale du buis femelle pond jusqu’à 300 œufs. Sachant que celle-ci peut pondre deux générations par an, cela peut découler sur plus de 90 000 individus.

Louis Rayssac

Voir l’article : http://www.ladepeche.fr/article/2016/09/12/2416554-ces-chenilles-qui-devorent-nos-buis-et-nos-palmiers.html#g6Qt7fU5265rxhEW.99