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Espaces publics : Les communes doivent dire adieu aux désherbants.

dimanche 15 janvier 2017

Les communes doivent dire adieu aux désherbants Pour les surfaces ensablées, sans obstacle, les communes pourront opter pour un système de herse, pour blesser les plantules et empêcher la pousse (publié dans lamontagne.fr le 05/01/2017)

Les désherbants chimiques sont interdits dans les espaces publics depuis le 1 er janvier. Toutes les communes sont concernées et vont devoir mettre en place des alternatives.

Sur les 318 communes de l’Allier, 34 ont officiellement anticipé l’interdiction des produits phytosanitaires dans les espaces publics (lire ci-dessous), en s’engageant auprès de la Fredon, la fédération régionale de lutte et de défense contre les organismes nuisibles (*).

« La loi impose une contrainte technique et force les élus à se poser la question des alternatives au désherbage chimique », constate Christophe Bras, responsable de la cellule environnement de la Fredon.

Réciprocateur,
brûleur à gaz,
désherbeur à eau…

Comme le dit Philippe Reyne, responsable des services techniques de Gannat, sur la chaîne Youtube de la Fredon Auvergne, « chaque endroit est spécifique et nécessite une intervention différente ». Mieux vaut ne pas attendre le printemps pour s’équiper !

La binette fait son retour, notamment sur les parties sablées. Il faut préconiser le rotofil sur les parties imperméables, l’arrachage à la main sur les parties bétonnées, la brosse métallique pour les bordures d’enrobés.

Sur les terrains de sport, ou les allées de cimetière, on peut utiliser le principe de la herse, à passer sur le stabilisé le plus souvent possible, pour blesser les plantules.

Le réciprocateur ressemble de loin à une débroussailleuse mais si l’on s’approche, on voit qu’il est muni de deux lames qui tournent en sens inverse. L’avantage de cet appareil est d’éviter notamment les projections de cailloux ou de gravillons et de permettre un travail à proximité des voitures, au ras du sol, au plus près des bordures ou autour des arbres, sans les blesser.

Le brûleur à gaz provoque un choc thermique de la plante qui dépérit en deux, trois jours. Cette solution, au contraire d’un désherbeur thermique, a l’avantage de ne pas faire de flamme ; toutefois le risque d’incendie n’est pas écarté.

Le désherbeur à eau chaude inventée et commercialisée par une société bretonne, prend beaucoup de place mais il peut être tracté par un cheval, ce qui est fort sympathique en plus d’être écologique. Le désherbeur à eau chaude (120°) projette 4 litres par minute, sans faire de bruit grâce à une pompe électrique. Sa cuve, de 600 ou 1000 litres, peut aussi servir à arroser et laver.

Toutes ces techniques demandent plus de temps que de verser du désherbant. « Dans tous les cas, il faudra changer notre regard et accepter qu’une plante sur le trottoir n’est pas sale », résume Christophe Bras.

La lutte contre la pollution de l’eau gagne ainsi du terrain mais la loi connaît des limites, souligne Christophe Bras. « Les cimetières ne sont pas concernés par l’interdiction et pour les terrains de sport, il y a un doute. On attend encore un guide de la part du ministère de l’environnement concernant l’application de la loi. » Ce que l’on sait déjà, avec certitude, c’est que certains produits restent autorisés, ceux utilisés dans l’agriculture biologique.

(*) Organisme technique indépendant, qui vit des subventions de l’Agence de l’eau et des collectivités, la Fredon fournit une aide et un accompagnement aux communes depuis 2002.

Stéphanie Ména

http://www.lamontagne.fr/moulins/vie-pratique-consommation/environnement/2017/01/05/les-communes-doivent-dire-adieu-aux-desherbants_12230976.html