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Conférence sur le FRELON Asiatique en Haut-Allier

dimanche 26 mars 2017

Pour lutter contre un ennemi, il faut le connaître. C’est pourquoi le Smat du Haut-Allier, en partenariat avec le Civam Apicole du Velay a proposé une conférence sur le frelon asiatique (article vu dans La montagne du 25/03/2017).

Le Smat du Haut-Allier, en partenariat avec le Civam Apicole du Velay, a proposé samedi, au Pôle Enfance Jeunesse du Val Fleuri, dans le cadre des Rendez-vous nature du Pays d’art et d’histoire du Haut-Allier, une conférence portant sur le frelon asiatique.

Cette intervention, suivie d’un débat, était conduite par Daniel Chardon, président du Civam apicole, et Corinne Martins, directrice de la Fredon Auvergne.

Entre 60 et 70 personnes, dont nombre d’apiculteurs, étaient présentes ainsi que Marie-Thérèse Roubaud, maire de Langeac et conseillère départementale.

« On ne s’attendait pas à le voir si tôt en Haute-Loire »

Cet automne, plusieurs ruchers autour de Langeac ont été attaqués par le frelon asiatique ; un nid a été découvert au Puy, et il en existe probablement d’autres. « On ne s’attendait pas à le voir si tôt en Haute-Loire. Malheureusement il est arrivé et il va falloir y faire face », déclarait en préambule Daniel Chardon.

Pour lutter contre un ennemi, il faut le connaître. Le frelon asiatique, contrairement à son cousin européen, n’a pas l’abdomen rayé noir et jaune, mais il est sombre, terminé d’une touche orange foncé. L’insecte est plus petit de quelques millimètres. Son nid se vide dès les premiers froids. Les individus meurent, exceptées les fondatrices (futures reines) qui, déjà fécondées, passent l’hiver dans la terre ou dans un mur.

Le président du Civam déroule alors le calendrier annuel du cycle de vie du frelon asiatique. Après avoir hiverné, la fondatrice commence à s’activer dès février. Fin mars, elle ébauche seule un petit nid (nid primaire), à l’abri d’un bâtiment, près des anciens nids, sur le passage des essaims d’abeilles, à proximité des ruchers, des composts ménagers, des containers à verre….

Ses besoins énergétiques sont grands car, en plus de construire, elle commence à pondre. « C’est le moment idéal pour capturer la fondatrice et stopper net la prolifération, explique Daniel Chardon. Et c’est en ce moment ! » Au fil des semaines, le nid prend de l’ampleur. En juin naissent des individus de petite taille. Et en juillet, les ouvrières, devenues nombreuses, partent construire un autre nid (nid secondaire) qui hébergera la colonie. Le premier nid, devenu trop exigu, est abandonné. C’est alors que les frelons attaquent les ruches et déciment les abeilles, affamés de protéines pour alimenter leurs larves.

L’urgence d’agir
En septembre, cette prédation s’accentue et le territoire de chasse s’étend sur un kilomètre de rayon autour du nid.

Puis viennent les premiers froids. La colonie s’éteint, le nid se vide, et les futures fondatrices s’en vont dormir au chaud. La conférence se poursuit sur les différents modes de piégeage (voir article ci-dessous) et sur l’urgence d’agir. Corinne Martins, du Fredon Auvergne, structure reconnue au plan régional par arrêté ministériel en qualité d’organisme à vocation sanitaire, évoque la lutte engagée à l’échelle régionale contre l’insecte.

Si dans le Puy-de-Dôme, pompiers et professionnels interviennent sur les destructions des nids, dans l’Allier seuls les professionnels le font. « Pour ce qui est du Cantal et de la Haute-Loire, rien n’est encore organisé. Il faut former les sociétés d’insectiseurs souhaitant s’investir dans cette lutte. Il est question d’étendre à l’Auvergne le plan déjà en vigueur en région Rhône-Alpes. Des arrêtés préfectoraux seront pris rapidement. Reste le problème du financement.

La destruction d’un nid chez un particulier reste à sa charge ». La salle s’échauffe. « C’est une lutte d’intérêt public, les communes doivent payer ! » entend-on dans l’assistance. « Avec quels moyens ? répond Marie-Thérèse Roubaud. En entendant, des référents « Frelon asiatique » doivent être désignés dans chaque commune, comme pour l’ambroisie. Le temps presse. Les abeilles, déjà fragilisées par les pesticides, ne pourront seules faire face à ce redoutable envahisseur.

LANGEAC

Voiur l’article : http://www.lamontagne.fr/brioude/environnement/haute-loire/2017/03/21/savoir-faire-face-au-frelon-asiatique_12330154.html#