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Santé / Environnement - Observatoire des ambroisies : création d’un centre de référence pour renforcer la lutte

vendredi 7 juillet 2017

Ambroisie : un nouvel arrêté publié au JO du 20 juin vient renforcer l’arsenal de lutte contre l’ambroisie , en désignant l’organisme chargé d’animer le dispositif (article vu dans la publication de la Caisse des Dépôts et des Territoires 27 06 2017).

27/06/2017 Jean-Noël Escudié / PCA

ENVIRONNEMENT - ENERGIE - TRANSPORTS SOCIAL - SANTÉ

Un décret du 26 avril 2017, complété par un arrêté du même jour (voir notre article ci-dessous du 28 avril 2017), précisait les modalités de lutte contre l’ambroisie à feuilles d’armoise, l’ambroisie trifide et l’ambroisie à épis lisses et faisait entrer du même coup cette plante, éminemment nuisible pour la santé humaine comme pour l’agriculture, dans le Code de la santé publique. Un nouvel arrêté en date du 2 juin, publié au Journal officiel du 20 juin 2017, vient renforcer encore le dispositif, en désignant l’organisme chargé d’animer la lutte contre l’ambroisie. La parution de ce texte est intervenue juste avant la sixième Journée internationale de lutte contre l’ambroisie, le 24 juin.

Trois missions pour l’Observatoire des ambroisies

Dans un communiqué du 23 juin, le ministère des Solidarités et la Santé insiste sur les enjeux de cette lutte, en rappelant que l’agence régionale de santé (ARS) d’Auvergne-Rhône-Alpes - la région française la plus touchée - "a estimé qu’en 2016 plus de 400.000 habitants de la région (presque 8% de la population régionale) ont dû consulter leur médecin en raison de troubles causés par cette plante".

L’arrêté du 2 juin 2017 désigne Fredon-France pour l’animation et le fonctionnement d’un centre national de référence de prévention et de lutte contre les ambroisies, dénommé "Observatoire des ambroisies". Fredon-France, qui est juridiquement un syndicat, est la Fédération nationale de lutte contre les organismes nuisibles. Réseau historique de la protection des végétaux en France et reconnu aujourd’hui comme organisme à vocation sanitaire (OVS), Fredon-France, créée en 1898, dispose d’un budget de 25 millions d’euros et de 400 collaborateurs.

Plus précisément, l’arrêté du 2 juin 2017 confie à Fredon-France trois missions, qui sont celles de tout centre de référence. Tout d’abord, l’organisme est chargé de l’information du public, notamment sur les résultats de la surveillance, sur les effets sur la santé humaine associés à ces espèces et sur les mesures de prévention et de lutte contre l’ambroisie.

Coordonner les acteurs nationaux et locaux

Seconde mission : la valorisation et la diffusion des connaissances scientifiques relatives à ces espèces et à leurs impacts sur la santé humaine et les milieux, ainsi que la réalisation des travaux et recherches et, le cas échéant, de leurs applications.
Enfin, la troisième mission, qui concerne le plus directement les collectivités territoriales, porte sur la valorisation, la diffusion et la coordination des actions de prévention, de lutte, de formation et d’information menées sur l’ensemble du territoire. Les collectivités, notamment dans les territoires les plus touchés, sont en effet fortement impliquées dans la mise en œuvre de ces actions.

Pour assurer l’animation et le fonctionnement de ce centre national de référence qu’est l’Observatoire des ambroisies et mettre en œuvre ces différentes missions, Fredon-France s’appuie d’ailleurs "sur l’expertise des acteurs nationaux et locaux compétents dans les différents domaines concernés et participe aux actions menées à l’échelle internationale dans ce domaine".

Le programme d’actions de ce centre national de référence est soumis à l’avis d’un comité de pilotage présidé par le ministre de la Santé et réunissant des représentants des ministres chargés de l’Environnement, de l’Agriculture, des Transports, du ministre de l’Intérieur et de l’Agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation, de l’environnement et du travail (Anses).

Pour définir les modalités de mise en œuvre et de suivi du programme d’actions de l’Observatoire des ambroisies, Fredon-France peut aussi s’appuyer sur un comité technique réuni deux fois par an et comprenant des représentants des acteurs de la prévention et de la lutte contre l’ambroisie.

Référence : arrêté du 2 juin 2017 portant désignation des organismes contribuant à certaines mesures nationales de prévention et de lutte relatives à l’ambroisie à feuille d’armoise, l’ambroisie trifide et l’ambroisie à épis lisses (Journal officiel du 20 juin 2017).

Voir l’article : http://www.caissedesdepotsdesterritoires.fr/cs/ContentServer?pagename=Territoires/Articles/Articles&cid=1250279390775