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L’ambroisie fait son grand retour en Auvergne.

lundi 28 août 2017

En ce mois d’août, les autorités sont particulièrement vigilantes à la plante qui provoque de nombreuses allergies (vu dans leprogres.fr du 22/08/2017)

Ce n’est qu’une plante, mais elle peut causer de gros dégâts. L’ambroisie, originaire d’Amérique du Sud et installée en France depuis le XIXe siècle, est un végétal nuisible. Elle provoque d’importantes allergies qui prennent la forme de conjonctivites, de rhinites, d’asthme ou encore d’eczéma. Le coût pour la sécurité sociale est conséquent. Elle a également un effet néfaste sur l’agriculture et entraîne des pertes de rendement et des surcoûts de gestion.

Empêcher à tout prix le fleurissement

Le danger de la plante réside dans sa fleur qu’elle produit au début du mois d’août. Elle dégage un pollen fin qui, une fois inhalé, entraîne des allergies. « De plus en plus de personnes sont touchées par l’ambroisie », alerte Pascale Tarrade, chargée de mission au Fredon Auvergne. L’autre danger, ce sont les graines. Trop lourdes pour être transportées par le vent, elles trouvent dans les cours d’eau et les activités humaines d’efficaces moyens de locomotion. C’est pourquoi il est fréquent de trouver de l’ambroisie sur les chantiers où la terre a été déplacée ou sur les bords de la Loire et de l’Allier. Elle peut également s’implanter dans les champs agricoles, qu’elle menace de facto.

Sa destruction est obligatoire

Sa destruction est obligatoire dans le département depuis un arrêté préfectoral de 2013. Le ministère de la Santé est lui-même impliqué dans la lutte contre l’ambroisie. Il se charge, via les agences régionales de santé, de la formation des référents ambroisie de chaque commune. Frédéric Chéca, agent technique à Monistrol-sur-Loire, est l’un d’eux. Il se bat depuis trois ans contre le fléau. Grâce à un arrachage systématique de la plante, celle-ci a nettement reflué par rapport à 2016. Elle n’a pas disparu pour autant. Pour preuve, il y a quelques semaines, il a fait arracher en urgence 40 mètres d’ambroisie sur une butte, juste avant qu’elle ne fleurisse.

« Il faut que toutes les communes agissent », demande Frédéric Chéca. L’action est donc requise, même si, concède-t-il, « on ne peut pas la faire disparaître, elle est trop solidement implantée sur le territoire. On ne peut que la contenir ».

Voir l’article : http://www.leprogres.fr/environnement/2017/08/21/la-lutte-contre-l-ambroisie-s-intensifie