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Decize en quête de solutions pour devenir une “commune sans pesticides”

mardi 10 octobre 2017

La Ville a fait appel à la FREDON Bourgogne, organisme à vocation sanitaire qui accompagne les collectivités dans cette démarche (article vu dans le Journal du Centre du 26 09 2017).

Des solutions pour remplacer les pesticides en ville ont été avancées lors de la réunion publique, suivie par une cinquantaine de personnes.
Le maire, Alain Lassus, a posé le cadre : « Depuis le 1er janvier 2017, l’utilisation des produits phytosanitaires est interdite dans les espaces publics (*). En 2019, cette interdiction s’appliquera aux particuliers ». Le médecin retraité confirme les conséquences néfastes des pesticides sur la santé, perturbateurs endocriniens nocifs pour les enfants et les adolescents, allergènes et cancérigènes. La démarche de la commune consiste donc à réfléchir, en concertation avec les citoyens, à de nouvelles pratiques d’entretien.

Quelles alternatives au zéro phyto ? Premières réponses fin septembre à Decize

En premier lieu, la Ville a fait appel à la Fédération régionale de défense contre les organismes nuisibles (Fredon) Bourgogne, organisme à vocation sanitaire qui accompagne les collectivités dans cette démarche.

Arnaud Villa a exposé les dangers des pesticides (pollution des nappes phréatiques, de la terre, de l’air). Il a présenté l’étude réalisée sur la commune et proposé des solutions. « Il faut développer des techniques alternatives et modifier notre vision de l’herbe dans la ville. L’herbe, ce n’est pas sale ! », essaie-t-il de convaincre.

Une réflexion espace par espace

La Ville et les responsables des espaces verts ont d’ailleurs commencé à anticiper en testant des moyens techniques différents : raclette, binette, désherbeur à vapeur ou thermique. Mais il existe d’autres méthodes préventives comme le paillage ou les plantes couvre-sols. « Le désherbage manuel et complet de la commune n’est pas possible. Il nécessiterait des moyens humains trop importants et entraînerait des coûts de main-d’œuvre trop élevés », explique le maire.

Decize compte quatre-vingts hectares de surface à entretenir comprenant voirie, espaces verts, promenades, terrains sportifs.

« Il faut mener une réflexion espace par espace »

Ainsi, le centre-ville pourrait être complètement désherbé. Alors que d’autres endroits pourraient rester plus naturels (Caqueret). Les trottoirs de certains quartiers pourraient être enherbés et régulièrement tondus. Certaines espèces pourraient même être plantées. Les solutions sont diverses. « Pourquoi pas des moutons pour entretenir les Verdiaux, comme cela existe déjà dans certaines régions ? », a proposé une personne du public.

Faire appel au civisme des habitants et désherber devant son domicile font également partie des solutions.

Faire évoluer les mentalités

Dans l’ensemble, le public, sensible à la protection de l’environnement et de la santé, a semblé favorable à une nouvelle gestion de l’entretien de la ville.

« Même si certains sont encore choqués par les herbes qu’on laisse pousser un peu partout dans la ville, les mentalités devraient évoluer », commente cet autre participant. En effet, il suffit de changer de regard et les habitants s’habitueront à voir leur environnement se modifier. De toute façon, toutes les communes poursuivent la même réflexion et certaines ont commencé la transition en modifiant leurs comportements d’entretien des villes. L’enjeu étant avant tout d’améliorer le cadre vie dans les meilleures conditions pour la protection de la nature et la santé.

Clamecy s’est engagée dans le zéro phytosanitaire et donne l’exemple

Le technicien de la Fredon a annoncé que l’interdiction des produits phytosanitaires chez les particuliers sera effective en 2019. Ici aussi, les mentalités doivent évoluer. Le jardinier doit accepter la présence d’herbes non désirables dans son jardin et adopter des méthodes respectueuses de la nature : paillage, compostage, purin, rotation des cultures, plantation de haies pour préserver les nombreux insectes utiles… « L’eau de cuisson des pommes de terre, des pâtes ou du riz est un excellent désherbant », a ajouté un autre participant.

(*) Excepté les cimetières, mais le choix est posé du désherbage ou pas.

Isabelle Mignon

Voir l’article : http://www.lejdc.fr/decize/2017/09/26/une-reunion-publique-a-ete-organisee-pour-evoquer-une-commune-sans-pesticides_12565526.html