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L’épandage aérien demeure possible à défaut de solution alternative.

lundi 22 septembre 2014

L’épandage par voie aérienne de produits phytopharmaceutiques avait fait l’objet de débats au cours des dernières années oscillant entre dangerosité et impasse technique.
Un nouvel arrêté vient en modifier les règles.

L’épandage par voie aérienne de produits phytopharmaceutiques viens d’être à nouveau encadré par un nouvel arrêté du ministère de l’Agriculture (15 septembre 2014) suite à des débats sur une transition vers des pratiques agricoles plus respectueuses de l’environnement,

Le principe demeure : est interdit l’épandage par voie aérienne de produits phytopharmaceutiques. Toutefois l’arrêté introduit une nuance par une possibilité de dérogations provisoires à l’interdiction de procéder à ces épandages, dès lors qu’il n’existe pas de solution alternative.

Elles sont accordées par le préfet du département considéré. Pour cela, il est nécessaire de demander une autorisation préalable composée de nombreuses informations telles que la zone concernée, la culture, le type et les quantités de produits phytopharmaceutiques utilisés, les périodes d’application ou encore le nombre de traitements.

L’annexe de l’arrêté prévoit des dérogations temporaires possibles pour deux cultures :

La vigne : lutte contre les maladies cryptogamiques (mildiou Plasmolysé viticola, oïdium Erysiphe necator, black-rot Guignardia bidwellii), contre les tordeuses de la grappe (Cochylis Eupoecilia ambiguella, Eudémis Lobesia botrana, Eulia Argyrotaenia ljungiana) et contre la cicadelle vectrice de la flavescence dorée (Scaphoïdeus titanus) ;

Le Riz :
1o Guyane : lutte contre la pyrale (Chilo suppressalis), les noctuelles défoliatrices du riz (Spodoptera frugiperda, Mocis latipes), les insectes foreurs des tiges (Diatraea saccharalis, Rupella albinela), la pyriculariose (Pyricularia grisea), désherbage ;
2o Métropole : lutte contre la pyrale (Chilo suppressalis), désherbage.

Il existe par ailleurs un régime lié aux dérogations d’urgence d’épandage aérien autorisé par un arrêté ministériel ou préfectoral pris au titre de l’article L. 251-8 du code rural.
En cas d’urgence dûment justifiée, à caractère imprévisible ou exceptionnel, notamment climatique, ou lorsqu’un organisme nuisible (danger sanitaire 1 ou 2) ne peut être maîtrisé par d’autres moyens que l’épandage par voie aérienne, des dérogations d’urgence peuvent être octroyées, sous réserve que les conditions mentionnées à l’article L. 253-8 du code rural (durée limitée et avis) soient remplies.

Signalons enfin que seuls les produits phytopharmaceutiques ayant fait l’objet d’une évaluation spécifique des risques liés à la pulvérisation aérienne pourront bénéficier de ces dérogations (disposition générale).